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Historique

La première idée d'une Université en Franche-Comté remonte en 1287 à Othon IV, alors souverain du Comté de Bourgogne, c'est-à-dire de la Franche-Comté. Si ce projet s'était concrétisé, votre Université (qui aurait été alors implantée à Gray), serait l'une des plus anciennes de France après celles de Paris et Toulouse et avant celle de Montpellier.

 

Mais il faut attendre 1423 pour que le duc Philippe le Bon ouvre à Dole l'Université des deux Bourgognes (la "ducale", l'actuelle Bourgogne et la "comtale", l'actuelle Franche-Comté) qui comprend trois facultés : théologie, droit canon et droit civil, médecine. Le corps professoral, essentiellement comtois, est renforcé de temps à autre de quelques "ténors" étrangers recrutés à prix d'or, notamment des juristes italiens, dont Anselme de Marenches et Nicolas Belloni, qui donnent à Dole un rayonnement international. En 1562, Dole compte 268 étudiants, dont 45 comtois et 223 étrangers. Un siècle plus tard, les étudiants originaires des Pays-Bas espagnols (Hollande et Belgique actuelles) sont encore assez nombreux pour se grouper en une "nation flamande".

 

Mais Dole, punie pour avoir trop longtemps résisté, perd son rôle de capitale de Franche-Comté au profit de Besançon où Louis XIV transfère l'Université en 1691. Ce transfert ne se réalise pas sans difficulté, puisque l'Université, qui a trouvé refuge dans une partie du couvent des Carmes (en bordure du jardin de Granvelle), doit avoir recours aux hommes d'armes pour pénétrer dans l'enclos que les Carmes avaient muré pour obtenir un prix de location plus avantageux... Et c'est Louis XIV qui octroie des subsides de fonctionnement à l'Université, la ville ayant refusé toute aide financière. Malgré ces débuts difficultueux, l'Université, qui se compose de trois facultés - théologie, droit, médecine - participe au grand épanouissement que connaissent la ville et la province au XVIIIe siècle.Une ombre est portée au tableau cependant avec l'ouverture à Dijon, en 1723, d'une faculté de droit canon et de droit civil, en dépit de la promesse du feu Grand Roi selon laquelle il n'y aurait qu'une Université pour les deux Bourgognes (Louis XV ouvrira plus tard à Besançon une chaire de droit public, véritable innovation au royaume de France).

 

Sous Louis XVI, les crises politiques, sociales, économiques et financières, latentes ou patentes, reléguent dans la pénombre l'Université dont les ressources s'amenuisent. Le coup de grâce est donné par le décret de la Convention du 15 septembre 1793 qui supprime toutes les universités de l'ancien régime.

 

Napoléon rétablit l'enseignement supérieur en faisant peu de cas toutefois d'un passé prestigieux : l'enseignement médical est régularisé, les cours pratiques de l'hôpital Saint-Jacques sont reconnus, mais l'académie de Besançon ne reçoit, officiellement, que les facultés de théologie, de sciences et de lettres, sans obtenir la faculté de droit. Dans les faits, la faculté des lettres est la seule faculté comtoise jusqu'en 1845, puisque la théologie n'est représentée que par les cours du Grand séminaire et la faculté des sciences, victime des compressions budgétaires de la Restauration, en est restée au stade de l'inauguration. A la rentrée universitaire de 1845, sous la pression massive des personnalités locales, Paris vote les crédits nécessaires et la faculté des sciences peut enfin fonctionner.

 

A la fin du XIXe siècle, à la faveur de l'impulsion donnée par la IIIe République, divers aménagements et créations consolident l'Université qui, en particulier, s'enrichit d'un Observatoire en 1882, et réorganise l'Ecole de médecine en 1889. Le nombre des étudiants, longtemps modeste (au point que Paris émet à plusieurs reprises des projets de suppression de facultés bisontines), commence à se redresser et passe de 180 en 1890, à 245 en 1900.

 

Arrive le XXe siècle. L'Université poursuit son chemin vers de nouvelles conquêtes, quelquefois durement acquises. En 1920 elle obtient, avec le concours de la ville, la création d'une Ecole de droit (les cours sont donnés par des praticiens, magistrats, membres du Barreau, hauts fonctionnaires... et les examens sont passés à Dijon) et en 1964, la création d'un Collège universitaire de droit, placé sous la tutelle scientifique de la faculté de droit de Dijon.

 

Le brutal gonflement des effectifs après la 2e guerre mondiale (600 étudiants en 1938, 780 en 1945, 3 300 en 1963, 11 000 en 1972) écarte définitivement les menaces de suppression et permet de transformer en facultés de plein exercice, l'école de médecine (1967) et le collège de droit (1968). Dans le même temps, sont créés les iut (1967), l'uer d'éducation physique et sportive (1975), le cla (1961), et se construisent le bâtiment des sciences naturelles place Leclerc (1957), le campus de la Bouloie (à partir de 1962), tandis que la faculté des lettres amorce son extension sur place, entre les rues Mégevand et Chifflet.

 

L'Université de Franche-Comté connaît depuis 1991 une extension immobilière soutenue : construction des bâtiments Courbet (1991) et Fourier (1994) à l’UFR Droit & Sciences Economiques, du bâtiment Parisiana à l’UFR Lettres (1992), pôle des Portes du Jura de 1992 à aujourd'hui pour l'UFR STGI et l'IUT de Belfort-Montbéliard (17 500 m2) , construction du pôle Belfortin de l'UFR STGI (plus de 10 000 m2 de 1992 à 1993), de l’UFR STAPS (1994), des locaux du LMA (1996), de la Halle sportive su STAPS (1998), du Service Commun de Documentation de Droit (1998) et de Belfort (1999), du Laboratoire de Chimie des Eaux (2000), du Service Commun de Documentation de Médecine-Pharmacie (2002), de la 1ère ttranche du transfert de l'UFR Médecine-Pharmacie sur le site de Châteaufarine (2003), et pour la rentrée 2005, Maison des Etudiants et de la Formation Continue, Salles de cours banalisées sur le domaine universitaire de La Bouloie.

 

Ces extensions dédiés à la vie étudiante, l'enseignement et la recherche sont complétés par la contruction de la Présidence rue Goudimel (1992), de la direction du patrimoine (2000), et pour la rentrée 2005 d'une chaufferie au bois de 5MW sur le site de la Bouloie.

 

Depuis 1999 par des programmes de restructuration lourde importants sont également engagés tels que Bâtiment C métrologie de l'UFR Sciences et techniques, bâtiment B, C & D de l'UFR SLHS rue Mégevand, niveau inférieur du SUAPS (2004), Aile chimie et entrée du bâtiment propédeutique (2004), permettant de répondre de manière cohérente aux objectifs de mise en sécurité, d'amélioration de la fonctionnalité, et d'aaceesibilité aux personnes à mobilité réduite.

 

Elle dépasse désormais les 240 000
m2.

 

L’Université de Franche-Comté a connu depuis le début des années quatre-vingt dix une extension immobilière soutenue dans le cadre du plan Université 2000 : construction des bâtiments Courbet (1991) et Fourier (1994) à l’UFR Droit et Sciences Economiques, du bâtiment de la cour du Parisiana de l’UFR Lettres (1992), de l’UFR STAPS (1994), des locaux du LMA (1996), de la halle sportive du campus de la Bouloie (1998), du laboratoire de chimie des eaux (2000).

 

Dans le nord de la région, au bénéfice de l’UFR STGI et de l’IUT Belfort-Montbéliard, le pôle belfortain a été étendu alors que le site des Portes du Jura sortait de terre à Montbéliard. Le service commun de la documentation n’était pas oublié avec la construction de la bibliothèque Proudhon pour les juristes et les économistes bisontins (1998), de la bibliothèque Lucien Febvre à Belfort (1999) ainsi que de la bibliothèque de Médecine-Pharmacie sur le site de Châteaufarine (2002). Cette dernière préfigurait le transfert des enseignements médicaux et pharmaceutiques, qui devraient libérer complètement le site de l’Arsenal, une première tranche de l’UFR étant inaugurée en 2003. En région, il convient de ne pas oublier le site de l’IUT de Besançon-Vesoul à Vesoul (1988) et les locaux renovés dans l’ancienne école normale de filles de Lons le Saunier (2006) mis à la disposition de l’Université pour y accueillir des enseignements scientifiques."

 

Les constructions se sont poursuivies avec l’ouverture sur le campus de la Bouloie de la Maison des étudiants et de la Formation continue, ainsi que de deux bâtiments de salles banalisées (2005).

 

Sur un plan plus administratif et logistique, la Présidence de l’Université s’installait rue Goudimel, une direction du patrimoine (2000) et une chaufferie bois, en partenariat avec le CROUS (2005), étaient construites sur le campus de la Bouloie.

 

Enfin, dernière opération inaugurée en octobre 2008, un laboratoire d’anatomie ultramoderne était installé sur le site de Châteaufarine.

 

Ce vaste programme de construction s’est accompagné de restructurations lourdes permettant la mise en sécurité, l’accessibilité à tous les publics de bâtiments anciens (Lettres, Sciences) ainsi que la rationalisation de leur utilisation, tant du point de vue de l’enseignement que de la recherche.

 

Avec l’intégration de l’IUFM au 1er janvier 2008, l’Université doit entretenir à ce jour un patrimoine immobilier de plus de 300 000 m2.

 

D’autres opérations sont en cours ou sont programmées. Parmi les plus importantes figurent celles inscrites dans le Contrat de projets Etat-Région : la deuxième tranche de l’UFR Médecine-Pharmacie sur le site de Châteaufarine, Temis Sciences sur le pôle microtechnique qui accueillera les équipes de recherche réunies au sein du laboratoire FEMTO. Inscrite également au CPER, la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement sera bientôt construite sur le site de l’Arsenal, premier élément d’un campus de centre-ville qui devrait voir plus tard la construction d’une bibliothèque universitaire de Lettres et Sciences Humaines, éventuellement associée à un bibliothèque municipale.

 

Hors CPER, l’Université va poursuivre la restructuration lourde de l’aile de propédeutiques de l’UFR Sciences pour y installer en particulier le laboratoire de chronoécologie.

 

 

A suivre...

 

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